Les Adjuvants à Base d’Aluminium de nouveau sur la sellette !

Notre analyse de l’étude faussement rassurante Doyon-Plourde et al.

Les Adjuvants à Base d’Aluminium de nouveau sur la sellette. Notre analyse de l’étude faussement rassurante Doyon-Plourde et al.

Une nouvelle étude sur les adjuvants à base d’aluminium

Le 6 mai 2026, un nouvel article est venu rassurer la population (et les marchés, sans doute), sur les adjuvants à base d’aluminium (ABA). Cette fois-ci, c’est le Centre de vaccination, de surveillance et de programmes – Agence de santé publique du Canada qui s’y colle, avec cet article publié par le BMJ : Aluminium adjuvants in vaccines and potential health effects : systematic review.

Sur un sujet majeur de santé publique, il ne faut jamais se contenter de lire le titre ou l’abstract. Il faut lire la publication en entier, lire les avis des Reviewers et lire les commentaires dont les réponses rapides, postées par des lecteurs experts à l’attention de la rédaction et mises en ligne par l’éditeur. On vous explique dans une version courte et une version complète accessible en bas de page.

Notre analyse sur cette étude sur les adjuvants à base d’aluminium

  1. Les auteurs sont donc des employés d’une agence publique canadienne. Il ne leur a pas semblé utile d’associer – ou d’interroger – des scientifiques internationaux spécialisés sur le sujet de leur recherche.
  2. Ils ont fait le choix de ne s’intéresser qu’aux études sur l’humain. Exit toute donnée de toxicologie et de pharmacocinétique chez l’animal. Exit toute donnée issue d’expérimentations in vitro (sur cellules par exemple). Bonne idée pour éviter les sujets qui fâchent… C’est ce que l’on appelle « Chercher sous le lampadaire », donc ne jamais mettre de la lumière sur les zones d’ombre.
  3. Le résultat est donc à la hauteur : un plaidoyer pro-domo affirmant que « Les données actuelles ne permettent pas d’établir de lien de causalité entre les vaccins contenant un adjuvant à base d’aluminium et les effets indésirables graves ou à long terme sur la santé ».
  4. Publication relayée immédiatement dans la presse avec pour la plupart ce même titre : « Aluminium dans les vaccins : fin des débats ? » Etonnant, non ?
  5. Conclusion : mission remplie, une agence publique est de nouveau venue au secours des fabricants de vaccins aluminiques, et les médias conventionnels (par analogie à l’agriculture conventionnelle) ont suivi. Mais attention, les citoyens sont de moins en moins dupes !

Chercher sous le lampadaire : « les vaccins avec aluminium sont sûrs… »

L’Agence de Santé Publique du Canada avait pour objectif de « Réaliser une revue systématique et une évaluation critique des données probantes humaines sur les effets potentiels sur la santé des vaccins adjuvantés à l’aluminium. »

Elle fait néanmoins le constat que « Bien que des dépôts histologiques de MFM aient été identifiés chez un sous-ensemble de personnes biopsiées pour des symptômes musculo-squelettiques après la vaccination, les données disponibles n’établissent pas comment, le cas échéant, ces inclusions d’aluminium locales sont liées aux symptômes systémiques. »

Aveu terrible de non-pertinence dans le choix de se limiter à certaines données sur l’Humain ! Car il existe un faisceau de preuves solides concernant la toxicité des ABA et leur persistance dans l’organisme. Les études chez l’animal (souris, mouton) montrent le devenir de l’adjuvant aluminique dans l’organisme, ainsi que les conséquences sur le comportement.
Décider volontairement de les ignorer au prétexte de se concentrer uniquement sur certaines données épidémiologiques est une démarche anti-scientifique.

Pourquoi se priver des compétences sur l’aluminium ?

Les employés de Santé Publique Canada ont réalisé leur revue de la littérature sans associer à aucun moment des spécialistes internationaux de la toxicité tant de l’aluminium que des ABA.
A notre connaissance, quatre de ces spécialistes mis de côté ont envoyé une Réponse Rapide très critique à l’éditeur, que nous partageons avec nos lecteurs dans notre dossier complet.
La réponse du Pr Gøtzsche (un des fondateurs de la collaboration Cochrane, réputée dans le monde entier) a été publiée par le BMJ, et les trois autres non : celle de la Dr Crépeaux, spécialiste des ABA, reviewer de la publication ayant recommandé son rejet du fait de sa faiblesse intrinsèque, celle du Pr Exley, le scientifique le plus compétent au monde sur la toxicité de l’aluminium, et celle de Patrick McGuinness, spécialiste de l’analyse de données.  Le BMJ craindrait-il le débat qu’il prétend promouvoir ?

Et malgré toutes ces limitations, une autre réalité apparaît…

Cette revue canadienne de la littérature n’apporte aucune preuve de l’innocuité des ABA.

  • Les auteurs reconnaissent l’existence de lésions de MFM (contenant de l’aluminium) persistantes aux sites d’injection pendant des mois voire des années.
  • Les auteurs admettent aussi que « les résultats concernant la MFM et les TSA dérivés de ces études devraient être considérés comme générateurs d’hypothèses. »
  • L’Agence de Santé Publique du Canada, et ses homologues dans d’autres pays, vont-elles suivre ces recommandations et creuser ces hypothèses, en finançant le travail de chercheurs compétents et intègres ?

    Car cet article ne démontre pas l’absence de risque associé aux ABA. Il démontre plutôt l’absence d’études (notamment épidémiologiques) capables d’investiguer correctement certains effets rares, retardés, neuro-immunitaires ou développementaux.

Les médias conventionnels suivent la voie

Les conclusions de l’étude « Les données actuelles ne permettent pas d’établir de lien de causalité entre les vaccins contenant un adjuvant à base d’aluminium et les effets indésirables graves ou à long terme sur la santé » sont reprises sans aucune analyse critique par la presse :

Pourquoi Docteur du 7 mai : Aluminium dans les vaccins : aucune association retrouvée avec l’autisme
Dauphiné Libéré du 13 mai : Aluminium dans les vaccins et maladies graves : fin des débats ?
Le Progrès du 13 mai : Aluminium dans les vaccins et maladies graves : fin des débats ?
JIM du 21 mai : Aluminium dans les vaccins : une revue systématique rassure
Futura-Sciences du 26 mai : Aluminium dans les vaccins : fin de la polémique ?

Il s’agit d’une reprise soit de dépêche, soit de communiqué de presse émanant d’un influenceur (public ou privé). Ce ne sont pas des articles scientifiques, mais des actions de communication pour « rassurer » les clients.

Les auteurs de ces deux revues de la littérature ont un comportement profondément irrespectueux vis-à-vis de la population, qui attend intégrité et loyauté de la part de scientifiques dont elle finance les travaux.
La notion de Bien Commun ne veut-elle plus rien dire ?

Notre analyse complète de l’étude Doyon-Plourde et al. ci-dessous :

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