Association E3M
Qui sommes-nous pour informer sur le HPV et le vaccin Gardasil ?
Tu es en âge de te faire vacciner contre le HPV et tu te poses des questions, que tu sois une fille ou un garçon ?
Votre médecin vous relance pour faire vacciner votre enfant contre le papillomavirus?
L’établissement de votre adolescent ou adolescente met en oeuvre la campagne nationale de vaccination contre le HPV ?
Vous vous posez des questions sur ce que vous entendez à la radio, lisez sur les réseaux ou dans les journaux ?
Vous êtes un professionnel de santé et vous recevez des informations qui vous questionnent ?
Il est normal de se poser des questions, tout choix doit être éclairé par des informations provenant de sources diversifiées et sérieuses.
Qui sommes-nous pour informer sur le HPV et le vaccin Gardasil ?
E3M, association agréée depuis 2007 par le ministère de la Santé comme représentante des usagers de la santé, anime la campagne Pour des vaccins sans aluminium et promeut l’Alliance des citoyens et des chercheurs pour une politique de Santé Publique non soumise aux intérêts des grands groupes pharmaceutiques. Elle contribue au financement de la recherche (avec l’INSERM et l’ENVA) et mène des actions en justice pour faire respecter le droit et la liberté d’expression.
Toutes les réponses sont sourcées et référencées avec des données publiques et officielles. Dernière mise jour des informations le 03/09/2026
Afin de simplifier vos recherches, nous avons classifié les questions et leurs réponses en fonction de trois catégories :
1. Quelle est la répartition des cas de cancers liés au HPV (par organe et par sexe) ?
Les HPV seraient responsables principalement de cancers du col de l’utérus, de l’oropharynx et de l’anus (INCA).
Sources : INCA, mai 2018 (dernière mise à jour officielle) Papillomavirus et cancer
2. Qu’en est-il du cancer du col de l’utérus ?
Incidence et mortalité
En France, 2920 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus surviennent chaque année, induisant 1117 décès (ce qui représente en termes relatifs : 1,6% des cas de cancer chez la femme, et 1,6% des décès liés aux cancers)1 . Il s’agit, chez les femmes, du 11ème cancer en termes d’incidence et du 9ème en termes de mortalité. Santé Publique France, juillet 2019 – Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018 (tableau 2)
Selon les sources, les informations divergent :
«100 % des cancers du col de l’utérus sont dus aux infections liées aux HPV » ANSM (05.06.2023) – Vaccins contre les infections à Papillomavirus humains
« Le cancer du col de l’utérus, attribuable dans presque 100% des cas à une infection à papillomavirus humains transmise par voie sexuelle. » Santé Publique France, 24 janvier 2022 – Cancer du col de l’utérus
« Une grande majorité des cancers du col de l’utérus (plus de 95 %) est due au papillomavirus humain (HPV). » OMS, février 2022 – Cancer du col de l’utérus
« Le cancer du col de l’utérus est principalement dû à une infection persistante, d’une durée de 10 à 15 ans, par des virus appelés papillomavirus humains (virus du papillome humain ou HPV, abréviation de human papillomavirus) à haut risque et transmis par voie sexuelle.
Les autres facteurs qui augmentent le risque de développer un jour un cancer du col de l’utérus :
« Le cancer du col de l’utérus résulte généralement d’une infection par le virus du papillome humain (HPV), qui se transmet par contact sexuel. » Merck, août 2022 – Cancer du col de l’utérus
Nous pouvons déduire de ce qui précède que l’affirmation de l’ANSM (« 100% des cancers du col de l’utérus sont imputables au HPV ») est à pondérer. Il serait plus juste de dire que le cancer du col de l’utérus est principalement dû à une infection persistante par des virus HPV.
Il existe plus de 200 types d’HPV, classés en fonction de leur tropisme et de leur pouvoir pathogène.
Les HPV à bas risque cancérogène (HPV 6 et 11 par exemple). L’infection par ces virus peut provoquer l’apparition de tumeurs bénignes ou condylomes (= verrues génitales). Celles-ci peuvent être invalidantes et nécessiter un traitement long et récidiver fréquemment.
Les HPV à haut risque cancérogène qu’on appelle aussi oncogènes (HPV 16, 18, 31, 33, 45, 52, 58 et en particulier les HPV 16 et 18). Ils peuvent provoquer le développement de lésions précancéreuses qui peuvent évoluer au bout de plusieurs années voire dizaines d’années en cancers.
(Centre Léon Bérard)
3. Qu’en est-il des cancers de l‘anus et du pénis imputés au HPV ?
Chez l’homme, l’incidence du cancer de l’anus est de 479 nouveaux cas chaque année, aucun décès. Et l’incidence du cancer du pénis est de 449 nouveaux cas chaque année, aucun décès.
Chez la femme, l’incidence du cancer de l’anus est de 1532 nouveaux cas chaque année, aucun décès.
Source : Santé Publique France, juillet 2019 Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018 (tableaux 1 et 2)
→ Les cancers de l’anus et du pénis ne paraissent pas constituer des priorités de santé publique.
4. Qu’en est-il des cancers ORL, imputés au HPV ?
« Les cancers ORL sont les « cancers des voies aéro-digestives supérieures ». La majorité des cancers ORL sont dus à une consommation excessive d’alcool et au tabagisme. Le cumul des deux est encore plus délétère, l’un augmentant l’effet de l’autre. (…)
Les cancers faisant suite à une infection HPV (Human Papilloma Virus) touchent essentiellement l’oropharynx, en particulier les amygdales et la base de la langue. Contrairement aux autres cancers ORL, les hommes et les femmes sont concernés à proportion égale par ces cancers dus à l’HPV. Alors que généralement les cancers ORL surviennent autour de 60 ans, ceux survenant suite au virus HPV, se développent dès 40-45 ans, mais ils sont de meilleur pronostic. »
Source : Institut Curie – Les causes et facteurs de risque des cancers ORL
Santé Publique France, dans son rapport de 2019 mentionné plus haut, ne fournit aucune donnée sur le cancer oropharyngé, tant pour l’incidence que pour le nombre de décès.
→ Le cancer oropharyngé ne paraît pas constituer une priorité de santé publique
5. Le frottis : une solution efficace pour prévenir les cancers liés au HPV
Le dépistage par frottis cervico-utérin a toujours été considéré, par les autorités de santé, comme ayant fait la preuve de son efficacité :
Ce que confirme le Vidal :
« Un examen simple, le frottis cervico-utérin, permet de dépister la dysplasie du col de l’utérus et, de ce fait, la plupart des cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués et traités avant même de devenir réellement des cancers, ce qui permet une guérison complète » (Source, consultée le 15 juin 2023),
ainsi que le site Doctissimo : « le cancer du col de l’utérus est marqué par une évolution très lente qui se caractérise par l’apparition de lésions précancéreuses curables. De ce fait, c’est un cancer évitable à condition de recourir à un dépistage régulier par frottis » (Source, consultée le 10 juin 2023).
Entre 2017 et 2024, la participation standardisée de la population cible au dépistage organisé du cancer du col de l’utérus a connu une progression soutenue, passant de 51,2 % en 2017 à 60,9 % en 2024 au niveau national.
« Cette augmentation de 9,7 points en sept ans témoigne d’une amélioration continue, malgré la baisse transitoire observée en 2020 en raison de la crise sanitaire Source , Santé Publique France
→ Ces éléments montrent que la France dispose d’une marge significative de progression dans le dépistage, afin de détecter suffisamment en amont d’éventuelles lésions précancéreuses, de les traiter (via notamment la conisation) et ainsi de réduire de manière encore plus importante le nombre de personnes atteintes d’un cancer du col de l’utérus. A cet égard, nous ne pouvons que déplorer le manque de moyens mis en place pour organiser en France (et notamment dans les territoires socialement et économiquement défavorisés) une véritable politique de prévention permettant un suivi gynécologique régulier des femmes.
A noter : une surveillance du virus HPV peut également se faire chez l’homme. « Si un homme est inquiet, il demandera l’avis de son médecin traitant qui l’orientera éventuellement vers un urologue ou un dermatologue. Ceux-ci pourront procéder à l’examen du pénis et de l’anus afin de détecter des verrues génitales (condylomes), des lésions précancéreuses ou cancéreuses, puis les traiter. Un ORL pourra faire de même dans la bouche ou dans la gorge en cas de lésions évocatrices. » Source : Mpédia
6. La vaccination HPV
“La vaccination consiste à introduire dans le corps un microbe inactif. L’organisme va alors produire des anticorps pour se défendre. Ainsi, si au cours de la vie, le corps rencontre le microbe il va se défendre plus rapidement grâce aux anticorps qui vont neutraliser le microbe pour ne pas laisser la maladie se développer.
Le vaccin Gardasil 9® protège contre 9 types de papillomavirus, responsables de 90% des cas de cancer du col de l’utérus (HPV 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58).” (Centre Léon Bérard)
Le vaccin Cervarix® protège contre 2 types de papillomavirus (HPV 16 et 18).
A noter : le Gardasil 9 vise à protéger notamment contre 7 des 9 souches fortement oncogènes, et le Cervarix contre 2 souches. C’est la raison pour laquelle les autorités sanitaires indiquent que toute nouvelle vaccination doit être commencée avec le vaccin Gardasil 9®.
La vaccination ne protège donc pas contre toutes les souches de HPV, et elle ne protège pas non plus contre les cancers du col de l’utérus non induits par un virus HPV. Il est donc indispensable de continuer à faire effectuer régulièrement une surveillance par un médecin, notamment par le frottis cervical pour le cancer du col de l’utérus.
7. Quels sont les effets indésirables graves officiellement imputés au Gardasil ?
La notion d’effet indésirable grave est clairement définie par le Code de santé publique :
« Effet indésirable grave : un effet indésirable létal, ou susceptible de mettre la vie en danger, ou entraînant une invalidité ou une incapacité importantes ou durables, ou provoquant ou prolongeant une hospitalisation, ou se manifestant par une anomalie ou une malformation congénitale. » Code de santé publique – Article R5121-152 alinea 2
La pharmacovigilance repose, en tout premier lieu, sur le signalement des effets indésirables par les professionnels de santé. Ce signalement est obligatoire (article 5121-22 du code de Santé Publique*). Mais cette obligation n’est pas accompagnée de sanctions en cas de non-respect de la loi, et dans la réalité elle n’est pas respectée.
Le Gardasil 9 (contre 9 souches de HPV, sur les plus de 200 souches, dont 7 sont particulièrement oncogènes) a le même profil de sécurité que le Gardasil 4, précise l’ANSM dans son Rapport de pharmacovigilance sur le Gardasil 9 (septembre 2023). Le rapport de l’ANSM sur le Gardasil 4 – contre 4 souches de HPV – (2006 – 2020) mentionne 846 effets indésirables graves (dont 4 décès). Parmi ces 846 effets graves, le nombre cumulé de cas de maladies auto-immunes et autres maladies ou atteintes d’intérêt est de 368, dont : 115 atteintes démyélinisantes (dont 47 à 53 scléroses en plaques, 12 Syndrome de Guillain Barré ou Syndrome de Miller-Fisher, 4 encéphalomyélites aiguës disséminées) et 19 cas de myofasciite à macrophages / fibromyalgie /syndrome de fatigue chronique.
Ce rapport est d’autant plus alarmant qu’il ne s’agit là que de cas notifiés et confirmés médicalement. Il ne prend donc pas en compte la sous-déclaration majeure des effets indésirables, de l’ordre de 90 à 99 % (Sources : Begaud 2002, Hazell 2006, mais aussi le réseau ces centres régionaux de pharmacovigilance CRPV 2006 – confirmé par une thèse de doctorat de 2019).
*« La pharmacovigilance a pour objet la surveillance, l’évaluation, la prévention et la gestion du risque d’effet indésirable résultant de l’utilisation des médicaments et produits mentionnés. » (Code de santé publique – Article L5121-22)
« Les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pharmaciens déclarent tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament ou produit mentionnés à l’article L. 5121-1 dont ils ont connaissance. Les autres professionnels de santé, les patients et les associations agréées de patients peuvent signaler tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament ou produit mentionnés au même article L. 5121-1 dont ils ont connaissance. » Article L5121-25 du code de santé publique
1. Le calendrier vaccinal contre le HPV
Le site officiel Vaccination Info Service précise :
La vaccination contre les infections à Papillomavirus humains était recommandée depuis 2007, en France, essentiellement chez les jeunes filles. Depuis le 1er janvier 2021, les recommandations s’appliquent également à tous les garçons.
Schéma vaccinal avec le Gardasil :
2. Pourquoi généraliser la vaccination HPV (filles et garçons), via notamment une campagne de vaccination au collège ?
En 2016, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a lancé « une grande concertation citoyenne sur le sujet de la vaccination », dont le pilotage a été confié à un comité présidé par le Pr Fischer*. Des jurys citoyens et professionnels de santé ont été mis en place, ainsi qu’une consultation citoyenne en ligne. Le Pr Fischer précisait au lancement du débat : « Notre travail est de réfléchir et de tenir compte de ce que veulent les jurys citoyens ».
Les jurys, justement, n’ont pas exprimé le vœu d’une généralisation de la vaccination HPV pour les filles, encore moins celui de l’élargissement de cette vaccination aux garçons (annexes du Rapport de la concertation – voir annexe 4). La décision de recommander la généralisation de la vaccination HPV pour les filles et l’élargissement de cette vaccination aux garçons a néanmoins été prise par le comité de pilotage :
« La prise en charge intégrale par la collectivité du coût des vaccins serait de nature à améliorer directement la couverture vaccinale contre les papillomavirus. » (Rapport – p.4)
« Le vaccin contre HPV est préconisé en France chez les jeunes filles, comme moyen de prévention du cancer du col de l’utérus. (…) Le comité suggère que le futur CTV de l’HAS réexamine les indications de cette vaccination (notamment son extension éventuelle aux jeunes garçons) et, au décours le statut du vaccin. (…)
L’école paraît le lieu privilégié pour promouvoir l’information mais aussi sans doute la vaccination (…). Le comité préconise la dispense d’avance de frais de ce vaccin onéreux (…) comme mesure susceptible d’influencer effectivement la pratique de la vaccination anti-HPV. » (Rapport – p.33)
et de préciser : « Cette extension aurait l’intérêt de protéger contre certains cancers oropharyngés – avantage suspecté non encore démontré [sic] – et de réduire pour l’ensemble de la population concernée le risque de contamination (recommandation du Conseil national du sida). » (Rapport – p.33)
* Pour voir les observations d’E3M sur la globalité du rapport Fischer : https://www.vaccinssansaluminium.org/conclusions-concertation-vaccination-fischer/
3. La vaccination des garçons : un choix scientifique ou une décision politique ?
Les ANNEXES du rapport issu de la ‘concertation citoyenne sur la vaccination’ de 2016 éclairent la décision de vacciner les garçons au même titre que les filles.
Ainsi, le Pr Yeni, président du Conseil National du Sida (CNS), exprime la position du CNS lors de son audition : « La première recommandation du CNS est d’adopter une stratégie de vaccination anti HPV universelle des jeunes filles et jeunes garçons de 11 à 13 ans, assortie d’un rattrapage vaccinal des adolescents et jeunes adultes non vaccinés. Ceci est important et ne peut pas se substituer, selon nous, à une proposition de vaccination des jeunes HSH [Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes]. Ces derniers ne savent qu’ils sont HSH qu’après le début de leurs relations sexuelles. (…) La couverture vaccinale est faible et on observe des inégalités sociales d’accès au vaccin anti HPV. Les pays où la couverture vaccinale est plus élevée, ce sont les pays où le vaccin anti-HPV se fait à l’école (Australie, Angleterre, etc.). J’ouvre ici une boîte de Pandore. Mais telle est la position que nous défendons. » (p. 210 de l’Annexe du rapport)*
Dans les pages 318 et suivantes de cette même Annexe, les échanges entre le Pr Fischer (très favorable à la vaccination des garçons) et le Pr Floret (alors président du Comité Technique des Vaccinations – Haut Conseil de Santé Publique, opposé à la vaccination des garçons**) illustrent le faible niveau scientifique des débats, qui sont de fait plus sociétaux ou politiques :
M. FLORET (CTV) – On a inscrit dans le plan cancer qu’il fallait une couverture vaccinale HPV de 65 %, je ne vois pas comment nous allons y arriver, si nous n’allons pas vacciner les filles là où elles sont.
M. FISCHER, président – Et les garçons ?
M. FLORET (CTV) – Nous pensons qu’il faut commencer par vacciner les filles.
M. FISCHER, président – Et si l’on vaccine les filles, cela ne vaudrait pas le coup de vacciner les garçons ?
M. FLORET (CTV) – Si l’on vaccine les filles, on protège les garçons, de nombreux éléments le montrent.
M. FISCHER, président – Et si l’on vaccine les garçons, on protège les filles ?
M. FLORET (CTV) – Oui, mais pour les garçons, c’est quasiment un vaccin à bénéfice individuel direct très faible.
(…)
M. FISCHER, orésident – Si je peux me permettre d’insister. Il faut que nous en discutions ici car nous serons amenés à en rediscuter ensuite. Au-delà des arguments directs de protection éventuellement discutables sur les hommes, s’il était dit que vacciner les jeunes hommes était aussi nécessaire que de vacciner les jeunes filles, cela n’augmenterait pas l’acceptabilité du vaccin chez les filles, en ôtant la connotation sexuelle ?
M. FLORET (CTV) – Ce n’est pas ce qui a été observé aux Etats-Unis. Les Américains ne sont pas les Français, mais ce n’est pas du tout ce qui a été observé aux Etats-Unis, cela a même été le contraire.
M. FISCHER, président – C’est à dire ?
M. FLORET (CTV) – La couverture chez les filles a plutôt diminué au moment de l’introduction de la vaccination des garçons.
(…)
FLORET (CTV) – Peut-être. Sur la désexualisation, nous sommes d’accord. Mais il existe un autre argument qu’on ne peut nier, qui est un argument administratif. On ne peut écrire que l’on vaccine les garçons pour la prévention du cancer anal qui est exceptionnel chez les hommes, hormis chez les homosexuels, ou pour la protection des condylomes, qui ne sont pas un problème de santé publique. Nous n’avons pas le droit d’écrire que c’est pour la protection contre les cancers ORL. On nous sauterait dessus tout de suite.
FISCHER, président – Il est possible d’écrire qu’indirectement, c’est pour protéger les femmes contre le cancer du col de l’utérus.
FLORET (CTV) – Ça, nous pouvons le dire.
Ces échanges montrent que les participants aux débats n’ignorent pas que le bénéfice de la vaccination HPV chez les garçons est limité. Ils formulent l’hypothèse que cela réduirait la circulation du HPV tant chez les filles que chez les garçons; pour autant cette hypothèse n’a encore jamais été vérifiée y compris à l’international (comme le soulignait le Pr Floret).
Deux ans plus tard (mai 2018), l’INCA précise : « Un troisième levier potentiel [pour renforcer la vaccination HPV] est l’approche non genrée de la vaccination contre les HPV. La Haute Autorité de Santé est en cours d’évaluation de l’opportunité de l’extension aux garçons de la vaccination contre les HPV. » Papillomavirus et cancer (p. 6). Cette évaluation avait été demandée par le Directeur Général de la Santé, le Pr Salomon, le 2 février 2018 : « Le nouveau contexte de l’extension des obligations vaccinales, une des recommandations issues de la concertation citoyenne visant à reconsidérer les indications de la vaccination contre les infections à HPV chez les garçons, la faible couverture vaccinale observée chez les jeunes filles selon les dernières données publiées par Santé Publique France, les expériences réussies de cette vaccination chez les garçons dans certains pays et les questions éthiques que soulève cette vaccination ciblée uniquement chez les jeunes filles me conduisent à solliciter, à nouveau, l’avis de la Commission technique des vaccinations sur cette question. » Lettre de mission du DGS (voir p.118)
La HAS a alors recommandé l’extension de la vaccination HPV aux garçons dans son avis du 16 décembre 2019 : « La HAS estime que cet élargissement de la vaccination anti-HPV aux garçons, au-delà de la protection conférée aux garçons vaccinés, permettrait aussi, sous réserve d’une couverture vaccinale suffisante, de freiner la transmission des papillomavirus au sein de la population générale, de mieux protéger les filles et femmes non vaccinées, et enfin de mieux protéger les garçons et hommes quelle que soit leur orientation sexuelle. La vaccination universelle permettrait également d’atteindre plus facilement les HSH en évitant toute stigmatisation, à un âge où leur préférence sexuelle n’est soit pas connue (par l’individu et son entourage), soit pas affirmée. (…) Recommander cette vaccination sans considération de genre et d’orientation sexuelle facilitera la proposition vaccinale. (…) D’un point de vue éthique, la vaccination des garçons est un élément qui contribue à réduire les inégalités hommes-femmes en matière de prévention en santé, en permettant aux jeunes garçons de participer à la baisse globale de la transmission des papillomavirus. » HAS, 16 décembre 2019 – Recommandation sur l’élargissement de la vaccination contre les papillomavirus aux garçons
→ En d’autres termes, l’extension de la vaccination HPV aux garçons a été décidée contre l’avis du Comité Technique des Vaccinations et ne paraît pas reposer sur des éléments scientifiques.
* À noter : Il est question ici d’un choix pour la société française, pas pour l’ensemble de la planète. Or les données mentionnées par M. Yeni dans son exposé (sur le nombre de cas, etc.) sont des données mondiales, elles ne correspondent pas à la réalité française, ce qui peut induire en erreur.
**Conclusion CTV HCSP (02.2016) : « La grande majorité des hommes et des femmes sont infectés par les papillomavirus humains (HPV) au cours de leur vie. Concernant les hommes, l’infection anale par les HPV et ses manifestations cliniques (lésions pré-cancéreuses, cancers, condylomes anaux) sont plus fréquentes chez ceux ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et en particulier ceux infectés par le VIH.
Le vaccin Gardasil® a obtenu le 6 juin 2014 une modification de l’autorisation de mise sur le marché pour la prévention des lésions anales précancéreuses et cancéreuses. (…) De ce fait, la question de la pertinence d’une vaccination généralisée ou ciblée des hommes contre l’HPV a été relancée.
Le Haut Conseil de la santé publique s’est donc autosaisi afin d’envisager l’opportunité d’instaurer une stratégie de protection des garçons contre les infections à papillomavirus humains et leurs conséquences.
Dans le contexte actuel de la vaccination HPV en France, la vaccination universelle des garçons selon des modalités comparables à celles des filles n’est pas pertinente d’un point de vue santé publique.”
1 https://www.mesvaccins.net/web/vaccines/523-gardasil-9
2 La vaccination contre les infections à Papillomavirus humains (HPV) est recommandée pour les filles et les garçons âgés de 11 à 14 ans avec un schéma à 2 doses à six mois d’intervalle (M0-M6). Vaccination Info Service màj 09.05.2023
4. La vaccination au collège : une bonne idée ?
Le 19 octobre 2023, le jeune Elouan (12 ans) a reçu une injection de Gardasil dans son collège de Saint Herblain (Loire-Atlantique). Peu de temps après, atteint d’un malaise, il a fait une chute. Atteint d’un traumatisme crânien, il est décédé le 27 octobre au CHU de Nantes. Il s’agit d’un accident, qui n’est a priori pas en lien avec le vaccin en tant que tel. Mais l’acte vaccinal en est responsable.
Pour E3M, la pratique de vaccinations en série, encore plus dans un lieu destiné à l’éducation, avec de surcroît une forte médiatisation de la part de l’Etat, n’est pas une bonne mesure de santé publique. Une vaccination quelle qu’elle soit doit être réalisée par le médecin traitant (ou par un professionnel para-médical, sur prescription du médecin traitant), dans son cabinet. C’est un gage de sécurité, d’une part car le médecin traitant connaît son patient (et donc les éventuelles contre-indications qui lui sont spécifiques), et d’autre part il a une longue pratique de l’acte vaccinal et sait comment se comporter en cas de réaction allergique au vaccin.
5. Le principe du consentement libre et éclairé
Tout acte de soin, et donc toute vaccination, nécessite le consentement libre et éclairé du patient, « c’est-à-dire ne pas avoir été obtenu sous la contrainte » et « avoir été informé des risques fréquents ou graves normalement prévisibles et des conséquences éventuelles que ceux-ci pourraient entraîner » (ministère de la Santé).
Ce principe n’est pas respecté par l’Etat. Les risques d’effets indésirables graves ne sont pas portés à la connaissance des parents.
1. Existe-t-il des études scientifiques attestant de l’efficacité et de l’innocuité de la vaccination HPV?
Les autorités font le plus souvent référence à deux études pour venir au soutien de la vaccination HPV et aujourd’hui de sa généralisation ; or, aucune ne répond aux nombreuses préoccupations scientifiques dont nous nous faisons l’écho avec la présente FAQ. De plus, elles présentent de nombreux biais méthodologiques.
L’étude Epiphare (ANSM – Assurance Maladie)
L’ANSM a diffusé un communiqué le 14 septembre 2015 sur les résultats de l’étude réalisée conjointement par l’ANSM et l’Assurance Maladie qui « montrent que la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) par Gardasil ou Cervarix n’entraîne pas d’augmentation du risque global de survenue de maladies auto-immunes » (…) mis à part une « augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré » aux « conséquences limitées (1 à 2 cas pour 100 000 filles vaccinées) ». L’ANSM en déduit que « les bénéfices attendus de cette vaccination en termes de santé publique restent bien plus importants que les risques auxquels elle peut exposer les jeunes filles. »
E3M a répondu à l’ANSM par un communiqué publié le 18 septembre : « l ’agence du médicament veut rassurer l’opinion mais son étude est partielle et ses conclusions partiales ». Les critiques d’E3M portent sur les points suivants :
L’étude suédoise HPV Vaccination and the Risk of Invasive Cervical Cancer
Cette étude publiée en 2020 visait à évaluer l’association entre la vaccination contre le HPV et le risque de cancer invasif du col de l’utérus. La conclusion des auteurs est la suivante : « Chez les filles et les femmes suédoises âgées de 10 à 30 ans, la vaccination quadrivalente contre le HPV est associée à un risque considérablement réduit de cancer invasif du col de l’utérus au niveau de la population ».
Cette étude comporte cependant de nombreux biais, elle suscite les remarques suivantes :
Enfin, les auteurs admettent un biais majeur dans la composition des 2 groupes, lié à la non prise en compte de facteurs importants dans la survenue de cancers HPV : « une confusion due au style de vie et à des facteurs de santé chez la femme (tels que le statut tabagique, l’activité sexuelle, l’utilisation de contraceptifs oraux et l’obésité) ne peut être exclue ; ces facteurs sont connus pour être associés à un risque de cancer du col de l’utérus ».
Ainsi, la comparaison entre les deux groupes de la cohorte ne saurait être considérée comme valide.
De plus, il convient de noter que quatre des auteurs (sur 9) ont des contrats avec Merck ou Sanofi Pasteur MSD (distributeur du Gardasil en France) pour conduire des recherches sur le vaccin contre le HPV. Ces liens d’intérêts sont disponibles sur le site NEJM.org (Disclosures).
*On considère que le délai entre une infection persistante par le HPV et l’apparition de lésions qui lui sont dues est au minimum de 8 années (en moyenne, de 10 à 15 ans). Comme l’âge moyen du premier rapport sexuel est de 17 ans en France, cela donne 17+8 = 25 ans
2. Le Gardasil présente, en outre, des risques non évalués
L’adjuvant du Gardasil est un adjuvant aluminique mis au point par MSD au début des années 2000 : le sulfate d’hydroxyphosphate d’aluminium amorphe (AAHS). Cet adjuvant est la propriété du fabricant (Merck Sharp and Dohme – MSD), contrairement aux adjuvants habituels (oxyhydroxyde d’aluminium, hydroxyphosphate d’aluminium) qui sont du domaine public. Aucun chercheur indépendant ne peut disposer de cet adjuvant AAHS pour étudier sa pharmacocinétique et évaluer son innocuité (le vaccin, avec son adjuvant, est breveté, la composition est donc couverte par le secret industriel).
Dans les études cliniques menées par MSD préalablement à la mise sur le marché du Gardasil 4 (l’ancienne version), MSD a utilisé un placebo qui contenait un adjuvant aluminique, possiblement cet adjuvant AAHS récemment développé (Muñoz 2009*), ceci d’ailleurs sans le consentement des participantes à l’essai (ce qui est éthiquement plus que contestable).
Pour mener son étude clinique sur le Gardasil 9, MSD n’a pas utilisé de placebo. Il a pris le Gardasil 4 comme comparateur (RCP EMA – voir p. 8).
→ Il n’était donc pas possible d’identifier d’éventuels effets indésirables induits par l’adjuvant aluminique, que ce soit avec le Gardasil 4 ou le Gardasil 9.
A noter : il s’agit là d’une pratique déjà mise en œuvre par Merck pour la mise au point de vaccins contre l’hépatite B dans les années 1980 (“The placebo, also prepared in the Merck Laboratories, consisted of alum alone in the vaccine diluent” (Nejm – Szmuness 1980).
Comme indiqué dans le courrier d’E3M au ministère de la Santé, chaque ampoule de Gardasil 4 contient 200 à 400 fragments d’ADN du papillomavirus (source) ce qui est contraire aux indications données dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (« Les VLP ne contiennent pas d’ADN viral, elles ne peuvent pas infecter les cellules, se multiplier, ni provoquer de maladie »). Tout laisse à penser qu’il en est de même avec le Gardasil 9.
Comme le mentionnait le Pr Belec (Hôpital Européen Georges Pompidou – France) lors du colloque de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) du 22 mai 2014 consacré aux adjuvants vaccinaux (voir p. 31 et 32) : « On trouve de l’ADN L1 dans un vaccin où l’on ne devrait pas en trouver. (…) Il faut absolument continuer les recherches sur ce sujet. (…) Effectivement, les interactions entre des résidus d’ADN L1 du HPV et l’hydroxy-phosphate d’aluminium pourraient éventuellement être associées à des phénomènes pathologiques, probablement complexes et non univoques. »
Selon le Dr Soubeyrand (Sanofi Pasteur, alors associé à MSD pour la commercialisation du Gardasil 4 en France, et représentant le Comité des vaccins des entreprises du médicament lors de ce même colloque de l’OPECST sur les adjuvants vaccinaux) : « l’ADN résiduel contenu dans le vaccin Gardasil, c’est quelque chose d’identifié, en très petite quantité, non infectieux et qui ne présente pas de risque pour les personnes vaccinées. » (source – p. 41).
Aucune preuve n’a été apportée en appui de cette déclaration rassurante. Peut-on avoir confiance dans la parole du fabricant du Gardasil, notamment lorsque l’on connaît ses antécédents judiciaires** ?
A noter : des particules de l’antigène vaccinal HPV 16 ont été retrouvées dans la paroi de vaisseaux sanguins et dans le parenchyme cérébral de trois jeunes filles décédées de mort subite peu de temps après une vaccination par le Gardasil 4 (Tomljenovic et Shaw 2012).
→ L’innocuité des adjuvants aluminiques n’a jamais été établie ; c’est maintenant reconnu par les plus hautes autorités sanitaires des Etats-Unis d’Amérique. Au contraire, comme le mentionne le Conseil d’Etat dans ses arrêts répétés depuis 2012, il existe un faisceau d’indices graves, précis et concordants sur le fait que des effets indésirables graves sont générés par la vaccination aluminique. Les signaux sont au ROUGE.
La présence de fragments d’ADN scotchés sur cet adjuvant aluminique récemment développé, qui pourraient donc pénétrer dans le cerveau de nos enfants***, ne peut que renforcer l’inquiétude de tous. Le signal vire au ROUGE VIF.
*« Participants were stratified into two age groups (≤34 years and ≥35 years) and randomly assigned in an approximate 1:1 ratio to receive either amorphous aluminium hydroxyphosphate sulphate adjuvanted quadrivalent HPV (types 6, 11, 16, 18) L1 VLP vaccine (Gardasil/Silgard, Merck, Whitehouse Station, NJ, USA) or visually indistinguishable aluminium-containing placebo at day 1, and months 2 and 6 » (Procedures p.2)
**Vioxx – Merck solde l’affaire Vioxx en déboursant 4,85 milliards de dollars d’indemnités (Le Monde – 2007). L’enquête révèle que le laboratoire Merck connaissait les effets secondaires potentiellement mortels avant même de lancer Vioxx en 1999, mais avait dissimulé les résultats inquiétants de ces études (The week – 2012).
Pots de vin – Merck condamné à plus de 650 millions de dollars pour (notamment) pots de vin à des prestataires de soins de santé pour les inciter à prescrire les produits de la société (ministère de la Justice des USA – 2008).
***L’Académie de Médecine reconnaît depuis plus de dix ans que l’aluminium vaccinal peut atteindre le cerveau : « La concentration d’aluminium va en décroissant : rein > rate > foie > cœur > ganglions > cerveau » ( Les adjuvants vaccinaux: quelle actualité en 2012 ?) – Un constat confirmé (et des modalités précisées) par Flarend et al. 1997, Khan et al. 2013, Eidi et al. 2015, Crépeaux et al. 2015 (voir Gherardi et al. 2015 et Masson et al. 2022 pour revues complètes).
3. Gare aux conséquences inattendues de la vaccination HPV ?
Il est attendu que cette vaccination soit efficace, car elle réduit la prévalence des infections les plus oncogènes, celles couvertes par les vaccins.
Mais il existe une autre hypothèse : « D’autres HPV à haut risque que ceux ciblés par les vaccins peuvent être à l’origine de cancers du col. Et rien ne permet de dire que ces autres souches ne viendront pas prendre la place des souches tenues en respect par la vaccination – un scénario appelé ‘remplacement viral’. Autrement dit, le seul moyen d’être sûr que le remplacement viral ne se produit pas, c’est de s’assurer dans le cadre d’essais randomisés contrôlés que la vaccination réduit l’incidence globale des lésions précancéreuses, peu importe le HPV impliqué. Seul un tel résultat permettrait d’affirmer avec un haut degré de certitude que la vaccination anti-HPV a de bonnes chances de réduire l’incidence du cancer du col. Malheureusement, à ce jour, aucun essai randomisé contrôlé n’a été conduit pour évaluer cet effet ». (Catherine Riva et Jean-Pierre Spinosa, 2020 – La commercialisation de Gardasil® a-t-elle inauguré l’ère de la ‘sur-prévention’ ?)
De plus, « Il serait possible que, si les femmes vaccinées se faisaient moins dépister, l’incidence et plus encore la mortalité du cancer du col de l’utérus augmentent » (CTV HCSP, 2007 p.4). Cette crainte est renforcée par une enquête menée par la PMI des Alpes-Maritimes en 2009 auprès de lycéens. Une majorité d’entre eux pensent qu’après vaccination, la pratique du dépistage est inutile.
→ Nous sommes donc face à deux risques majeurs : (1) le remplacement de souches ciblées par le vaccin par de nouvelles souches devenues oncogènes, et (2) un moindre suivi de la population par le frottis, avec au final une augmentation des cas de cancers.
On annonce l‘éradication, en Australie, des cancers liés aux HPV. Qu’en est-il ?
Les statistiques officielles australiennes (étudiées par les Dr Nicole et Gérard Delépine, voir leur diaporama) montrent que l’incidence du cancer du col de l’utérus a fortement baissé entre 1982 et 2002 (programme national de dépistage par frottis), et qu’elle reste stable depuis cette date malgré l’introduction de la vaccination anti-HPV en 2007 :
Source : https://ncci.canceraustralia.gov.au/diagnosis/cancer-incidence/cancer-incidence (Charts -> Age-standardized, over time)
La campagne de vaccination, commencée en 2007, a concerné les jeunes filles et jeunes femmes de 12 à 26 ans. Ces jeunes filles avaient donc entre 22 et 36 ans en 2017.
Le National Cancer Control Indicators australien précise : « En 2017, le taux d’incidence standardisé selon l’âge était de 6,6 cas pour 100 000 femmes. L’incidence du cancer du col de l’utérus était plus élevée chez les femmes dans la trentaine et la quarantaine que chez les femmes dans la cinquantaine et la soixantaine. Ce résultat doit être pris en compte dans le contexte du Programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus (NCSP), qui, de 1991 à 2017, visait le dépistage biennal des femmes âgées de 20 à 69 ans.5 En 2021, on estime que le taux d’incidence standardisé selon l’âge était de 6,8 cas pour 100 000 femmes. » Source : https://ncci.canceraustralia.gov.au/diagnosis/cancer-incidence/cancer-incidence (Current status -> Cervical cancer)
L’ensemble des données compilées dans la présente FAQ montre :
Les effets indésirables graves induits par le Gardasil sont documentés en pharmacovigilance, même si leur nombre est probablement très supérieur à ce qui est annoncé dans les rapports officiels. De plus, il contient un adjuvant aluminique à la pharmacocinétique inconnue, mais susceptible de migrer dans l’organisme pour s’accumuler (en partie) dans le cerveau, à l’instar des adjuvants aluminiques classiques, et qui plus est, associé à de nombreux fragments d’ADN du HPV. Aucune étude n’a été menée sur le risque majeur que cela peut représenter.
Le bénéfice de la vaccination HPV n’est pas établi.
Il existe par ailleurs un risque de développement de souches de virus non incluses dans le Gardasil, pouvant en réalité faire augmenter l’incidence du cancer du col de l’utérus – risque d’autant plus sérieux qu’un faux sentiment de sécurité pourrait amener de nombreuses femmes à ne plus faire réaliser de frottis.
E3M considère donc que le bénéfice-risque n’est pas en faveur de la vaccination HPV.
De plus, le principe du consentement libre et éclairé du patient n’est pas respecté par l’Etat. Les risques d’effets indésirables graves ne sont pas portés à la connaissance des parents.
Il apparaît que cette campagne de vaccination ne répond pas à un problème de santé publique* – encore moins à une urgence. Elle repose plus sur des considérations politiques (et certainement économiques) que sanitaires**.
*Il n’existe pas de définition officielle de ce que recouvre une “priorité de santé publique”. Celle-ci varie selon que l’on porte un regard d’épidémiologiste, d’économiste, de décideur politique, de sociologue, etc. Il n’en demeure pas moins que la létalité est un facteur clé dans sa détermination.
** A cet égard, il n’est pas inutile de reprendre l’enquête menée par Sophie Des Déserts en 2014. Alors journaliste au Nouvel Obs, elle évoque dans son article l’influence de l’industrie pharmaceutique sur certains décideurs politiques :
« [Sanofi Pasteur] peut aujourd’hui se prévaloir de soutiens de taille, ceux de Marisol Touraine, ministre de la Santé, et de François Hollande en personne qui, à la surprise générale, a annoncé, dans le cadre du plan cancer, une relance du Gardasil, avec un doublement de la couverture vaccinale d’ici à cinq ans. Il envisage même, sur les conseils de la Direction générale de la Santé (DGS), de porter à 100% le remboursement de ce vaccin aujourd’hui vendu plus de 350 euros (les trois injections) et de l’inoculer dans les collèges, dès l’âge de 11 ans. « Le Canard enchaîné » suspecte même la numéro deux de la Direction Générale de la Santé, Marie-Christine Favrot, d’avoir été influencée par son beau-fils, directeur de la stratégie de Sanofi. Mais, selon nos informations, le Gardasil a aussi été discuté en plus haut lieu. Christian Lajoux, le PDG France de Sanofi, est allé plaider sa cause à l’Elysée, dans le bureau d’Emmanuel Macron. Depuis, le président de la République s’est inquiété que le vaccin ne soit « administré qu’à 30% des jeunes filles… », sans s’interroger sur les raisons de ce désaveu. »
Une vidéo réalisée avec humour passant au peigne fin les éléments de la notice du Gardasil 9.
En 2014, s’est tenu le colloque de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques « Les adjuvants vaccinaux : une question controversée » à l’instigation d’Annie David, présidente de la commission des affaires sociales du Sénat. Cet extrait met en avant la question des fragments d’ADN retrouvés dans les ampoules de Gardasil et liés à l’adjuvant d’aluminium. Or, l’aluminium injecté peut migrer dans l’organisme et potentiellement transporter ces fragments vers d’autres organes, dont le cerveau. Quels effets biologiques à court ou long terme ?
Dans cette vidéo, le Pr Belec lance l’alerte dès 2014. La question reste sans réponse à ce jour.
Le président d’E3M, Didier Lambert, est intervenu le 5 octobre 2023 au Conseil Scientifique Indépendant pour s’exprimer sur “la mainmise de l’industrie pharmaceutique sur notre société”, et notamment en lien avec le vaccin GARDASIL des laboratoires Merck.
De nombreux procès contre ce laboratoire ont eu lieu aux Etats-Unis, sur d’autres dossiers que le GARDASIL, avec des condamnations financières extrêmement lourdes
Nous revenons ci-dessous sur le procès Robi contre MSD, spécifiquement centré sur le GARDASIL, ainsi que sur le travail scientifique du Pr Gøtzsche.
En 2025, s’est ouvert en Californie le procès Robi contre MSD. Suite à l’injection du Gardasil, Jennifer Robi est devenue très handicapée (elle se déplace en fauteuil roulant).
Ce procès n’ira pas à son terme, MSD ayant conclu un accord à l’amiable. Un avantage du règlement à l’amiable est que l’entreprise évite d’admettre toute culpabilité et peut continuer à vanter la « sécurité et l’efficacité » de son produit, ce qu’elle ne se prive pas de faire.
Le Pr Peter Gøtzsche (médecin danois de renommée mondiale, spécialisé notamment dans la méthodologie des recherches scientifiques) était expert dans ce procès. Son rapport de 350 pages a été dévoilé dans le cadre de la requête préalable au procès, étayant les allégations contre Merck. Selon le Pr Gøtzsche, aucun doute : les essais cliniques du vaccin Gardasil ont été truqués pour en dissimuler les effets nocifs.
Nous vous proposons de lire l’article de Maryanne Demasi, journaliste d’investigation spécialisée en santé publique, traduit en français par E3M.
Le 28 février 2023, le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé la généralisation de la vaccination contre le papillomavirus humain dans les collèges pour les enfants de 11 à 14 ans à partir de la rentrée de septembre 2023 – une mesure qui nous a préoccupé E3M. Nous avons ainsi développé dans un courrier adressé à François Braun, Ministre de la santé, toutes les interrogations majeures que soulève cette vaccination.
Nous n’avons reçu aucune réponse, et avons donc engagé une action en justice (Voir la Chronologie des alertes et procédures)
Quelques faits historiques et vaines alertes de 2011 à aujourd’hui. Maj en septembre 2026
Nous avons dédié une page à la chronologie de la vaccination HPV.
Afin de garantir toute la transparence à laquelle nous tenons, vous trouverez ci-dessous tous les documents (argumentaires des parties, décisions judiciaires) liés à ce parcours en justice :
Référé suspension
2023.07.03 Référé suspension E3M au TA de PARIS
2023.07.04 TA de Paris – Ordonnance de rejet
2023.08.03 Recours CE – Mémoire E3M
2024.02.09 Arrêt du CE – Rejet
Procédure sur le fond
2023.07.03 E3M au TA de Paris
2024.04.02 Ordonnance TA renvoi vers CE
2024.05.21 Mémoire Ministère Santé
2024.06.19 Obs E3M en réponse au mémoire du ministère de la Santé
2024.07.25 Arrêt du CE – Rejet
2024.11.20 Saisie de la CEDH par E3M
2025.06.19 CEDH – Non-admission
E3M s’engage sur d’autres actions juridiques pour défendre vos droits.
Les actions juridiques représentent un coût important pour l’association E3M.
Si vous souhaitez soutenir les procédures en cours, n’hésitez pas à faire un don mensuel ou ponctuel.
Toutes nos actions, qu’elles soient citoyennes, politiques ou juridiques, sont basées sur des sources solides et vérifiées.
Si vous êtes désireux d’étendre vos connaissances sur la vaccination HPV, vous trouverez ci-dessous un ensemble de ressources très utiles.
Sur le HPV :
Sur l’adjuvant aluminique :
Sur l’emprise de l’industrie pharmaceutique :
Découvrez notre page « COMPRENDRE » qui reprend les enjeux de la neurotoxicité des adjuvants aluminiques, de manière générale.
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Vaccination HPV – Le Gardasil toujours sur la sellette
/dans Les articles de la rédaction/par adminSuivi action d’E3M du vaccin Gardasil et retour du Magazine Nexus sur les procès américains
Décès post-Gardasil (2023) : le médecin seul coupable ?
/dans Les articles de la rédaction/par E3M